Haute peinture. Mathilde DENIZE

Musée des Beaux-Arts de Dole

Haute peinture Dole_(c) E. Fichou

Obsédée par la matière naturelle comme par sa réutilisation, Haute Peinture est pensée comme un
aller-retour perpétuel, en continuité avec les procédés instaurés au fil du parcours artistique de
Mathilde Denize.
L’artiste s’est toujours beaucoup interrogée sur la question de la représentation de la figure en
peinture. Après de multiples essais, une fois la toile supposée terminée, elle n’avait qu’une idée en
tête : faire disparaitre le sujet qu’elle avait tenté de représenter.
Quelques années plus tard, après la redécouverte de ces toiles « inachevées », Mathilde décide
d’intervenir physiquement dans la toile. Elle découpe des silhouettes, les rend vivantes, les fait
« sortir du mur ».
Ces dernières deviennent des corps en 3 dimensions, tels des bas-reliefs : la peinture devient
sculpture.
Les unes à côté des autres, elles deviennent des figures mouvantes, sans réelle possibilité de
mouvement si ce n’est de représenter le vide des corps qu’elles incarnent.
Décider aujourd’hui de faire porter ces peintures-sculptures, c’est venir incarner et faire vivre ces
figures fantômes, ces figures absentes. C’est venir jouer sans cesse avec le fragment, la figure
éclatée, l’incarnation. Le rapport à la figure devient une suite de questions et les réponses sont
diverses.
D’autres matières, d’autres pratiques interviennent dans le travail de l’artiste.
De ces différentes approches naissent des objets, des autels, des installations : une autre manière
de questionner le sacré, la représentation de l’objet dans un espace d’exposition.
Au-delà de la représentation de la figure, l’interaction avec d’autres disciplines semblait un deuxième
« passage obligé » pour Mathilde Denize : pour cette raison principale, elle propose une
collaboration avec d’autres amis artistes, pour étendre le champ de son travail à la performance.

La performance aura lieu le 18 mai, lors de la Nuit des musées.