Baume, Gigny, Cluny


Départ : Baume-les-Messieurs
17 km Lons-le-Saunier
4 km Montaigu
6 km Saint-Maur
20 km Cesancey
23 km Gigny-sur-Suran
100 km Cluny
Distance : 170 km
Circuit : 2 jours
Trajet : environ 3h

Les étapes du circuit :

  • Baume-les-Messieurs : La visite de l’abbaye et des expositions qui y sont présentées permet de comprendre la place du Jura dans l’histoire clunisienne.
  • Lons-le-Saunier : En 1083, l’abbé de Baume reçoit les droits sur l’église Saint-Désiré dont la crypte renferme le sarcophage de son fondateur, mort au Ve siècle. Le prieuré fondé à proximité connaît un grand développement. L’église, construite à la fin du XIe siècle sur une crypte de la première moitié du XIe siècle, a été en partie modifiée au XVIe et XVIIe siècles. La Préfecture du Jura occupe depuis 1800 les bâtiments XVIIIe siècle.
  • Montaigu : En 1208, l’abbaye de Baume autorise le comte de Bourgogne à construire le château de Montaigu et l’église, partie intégrante des fortifications du bourg. En 1640, lors de la guerre de Dix ans, Lacuzon, héros comtois, utilise les pierres du clocher coiffant le choeur pour consolider les murailles. Le clocher est reconstruit en 1685 sous forme d’une tour-clocher à l’avant de la nef. L’édifice est actuellement fermé au public.
  • Saint-Maur : L’église, construite peut-être dès le Xe siècle autour des reliques d’un certain Maur, devient lieu de pèlerinage. Début XIIe siècle, la possession de l’église est confirmée à l’abbaye de Baume. L’église romane, partiellement remaniée aux XVIe et XVIIe siècles, présente des analogies avec l’église abbatiale de Baume. Panneaux explicatifs dans l’édifice.
  • Cesancey : Surplombant le village auquel une volée de marches la relie, l’église Saint-Nicet est acquise en 1083 par l’abbé de Baume. Il y fonde un prieuré et y envoie des moines. Les revenus de ce prieuré demeurent en la possession de Baume jusqu’en 1789. Le retable provient du couvent des Carmes de Bletterans. La cure et la maison communale sont installées dans des bâtiments du prieuré.
  • Gigny-sur-Suran : Monument important du premier art roman, l’abbaye de Gigny fut fondée vers 890. Moins connue que Baume et Cluny, l’église n’en conserve pas moins des formes architecturales remarquables qui en font un des hauts lieux de l’architecture clunisienne. Julien della Rovere, futur pape Jules II, en fut le prieur commendataire.  Un sentier du patrimoine permet de découvrir l’emprise de l’abbaye et les beaux bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles qui en subsistent dans le village.
  • Cluny : À partir de Gigny, les D 51et D 56 traversent Véria, Balanod, Saint-Amour, capitale de bailliage, puis Saint-Trivier de Courtes. Puis les D 975 et D 15 conduisent à  Tournus, Azé (grottes) et Cluny.


Le Vignoble de Saint-Lothain à Vaux-sur-Poligny


Départ : Saint-Lothain
9 km Poligny
2 km Vaux-sur-Poligny
9 km retour à Saint-Lothain
Distance : 20 km
Circuit : 1 jour
Trajet : environ 1/2h

Les étapes du circuit :
Une belle boucle à parcourir en voiture ou à pied, en reprenant les chemins de randonnée du secteur, permet de découvrir trois sites clunisiens témoins de la splendeur passée de Poligny et ses environs.

  • Saint-Lothain : Saint-Lothain est issu d’une cellula, petit lieu monastique créé par le moine Lautein, originaire d’Autun, sans doute attiré par la renommée du Jura où se développe alors une vie monastique. Il choisit une vie solitaire, avant de fonder un petit monastère. D’abord concédée à l’abbé Bernon de Gigny vers 904, la cellula se retrouve plus tard prieuré de Baume-les-Messieurs. Il ne reste de l’occupation du XIe siècle que l’église romane. La crypte, sous son chevet, est établie sur une terrasse rocheuse. La source  qui s’y trouve au nord suggère une fonction cultuelle et peut-être le souvenir d’un premier oratoire. L’ensemble constitue un témoin intéressant de l’architecture romane car présentant des solutions techniques originales pour son voûtement et la présence de piliers composés.  Bel ensemble de statuaire. À voir aussi : le vignoble, la fruitière.
  • Poligny :  Construite au XIe siècle dans le faubourg de Mouthier-Vieillard, cette église, centre d’une vaste paroisse au Moyen Âge, comprenait de nombreuses chapelles appartenant à des familles nobles de Poligny. Il ne reste que le clocher du XIIe siècle, la croisée du transept et deux travées du choeur. L’intérieur renferme de remarquables sculptures bourguignonnes et un retable Renaissance en albâtre de Saint-Lothain.
    Voir également l’église Saint-Hippolyte à Poligny, le couvent des Clarisses, les beaux bâtiments du XVIIIe siècle et les nombreuses fontaines de la ville.
  • Vaux-sur-Poligny : Niché dans une petite reculée, Vaux-sur-Poligny, fondé en 1020, est le premier et le plus important des prieurés clunisiens du Jura. Centre d’un vaste domaine agricole et industriel dont témoignent le château, l’ancien séminaire et les moulins que l’on peut découvrir lors de visites guidées. Circuit pédestre dans la reculée de Vaux et jusqu’à la Croix du Dan qui surplombe Poligny.



De Jouhe à Besançon


Départ : Jouhe
10 km Dole
41 km Quingey
22 km Scey-Maisières
26 km Besançon
Distance : 99 km
Circuit : 1 jour ou davantage
Trajet : environ 2h30

Les étapes du circuit :

  • Jouhe : Le prieuré de Jouhe est une possession de l’abbaye de Baume-les-Messieurs dès 1078. Il ne reste rien de ce prieuré, mais l’église paroissiale, reconstruite au XVIIIe siècle,  accueille depuis la Révolution la statue de la Vierge miraculeuse en bois du XIIe siècle. Le Mont Roland demeure un lieu de pèlerinage. Sa chapelle est reconstruite au XIXe siècle dans le style néogothique.
  • Dole : Témoin de la ferveur bâtisseuse du XVIe siècle, la collégiale Notre-Dame domine la ville de Dole de sa silhouette majestueuse. Elle a été récemment restaurée. La chapelle Saint-Jérôme évoque le troisième et dernier collège fondé par l’ordre clunisien après Paris et Avignon. Elle a retrouvé les statues du cycle des apôtres et des prophètes commandées par Antoine de Roche et modèles de celles initialement prévues pour la chapelle des Bourbon à Cluny. Des visites guidées sont organisées en juillet-août par le  Service animation du patrimoine de la ville de Dole. Pour connaître les horaires, contacter l’Office de Tourisme de Dole au 03 84 72 11 22.
  • Quingey : En 1083, la possession de la chapelle Saint-Renobert, sur  la rive gauche de la Loue, est confirmée à Baume-les-Messieurs. En 1354, elle devient un prieuré ensuite abandonné  en raison de sa pauvreté. Les bâtiments sont rasés après la Révolution. Quingey, résidence comtale, seigneurie ducale, ville natale du pape Calixte II (1050-1124), possédait également un couvent de Dominicains dont la chapelle devint église paroissiale en 1796 sous le nom de Saint-Martin. Le bourg conserve son aspect médiéval (remparts et maisons).
  • Scey-Maisières : En 1083, la possession de l’église Saint-Pierre de Scey-laville est confirmée à l’abbaye de Baume-les-Messieurs qui y fonde un prieuré rural. Au XVe siècle, le prieuré est ruiné en même temps que le château-fort et le village. L’église est reconstruite sous le double vocable de saint Pierre et saint Paul, mais cesse d’être conventuelle. Elle est agrandie au cours du XVIIIe siècle. L’intérieur est d‘un grand intérêt.
    Château et miroir de Scey. La D 101 et la D 67 mènent à Ornans puis on rejoint Besançon.
  • Besançon :  Jussa Mouthier, à l’origine un monastère de femmes fondé au VIIe siècle par saint Colomban, tombe en abandon avant d’être acquis à la fin du IXe siècle par l’abbé de Baume-les-Messieurs qui en fait un prieuré. Il servit peut-être de septième paroisse à la ville. Il ne reste aucune trace du prieuré. La ville de Besançon présente de magnifiques bâtiments de la Renaissance, une citadelle de Vauban classée à l’UNESCO et plusieurs musées.



De Baume-les-Messieurs à Romainmôtier


Départ : Baume-les-Messieurs
28 km Champagnole
11 km Sirod
10 km Mièges
16 km Dompierre-les-Tilleuls
45 km Morteau
74 km Romainmôtier
Distance : 184 km
Circuit : 3 jours ou davantage
Trajet : environ 3h

Les étapes du circuit :

  • Baume-les-Messieurs : 200 m de dénivelé qu’escalade une route en lacets séparent l’abbaye, blottie au fond de la reculée de Baume, du premier Plateau du Jura.
  • Champagnole : Le Musée archéologique de Champagnole présente le mobilier de deux nécropoles mérovingiennes fouillées à Crotenay et Monnet-la-Ville. Elles sont contemporaines des débuts du monachisme.
  • Sirod : Sirod relevait de l’abbaye bénédictine de Saint-Claude comme en témoigne, dès 854, la donation de Lothaire. À côté de l’église Saint-Etienne existait un petit prieuré dont il reste peu de traces. L’église romane, à charpente apparente, fut agrandie et transformée au XVIe siècle, au XVIIIe puis au début du XXe siècle, suite à des incendies. L’intérieur présente de belles sculptures (culots et clefs de voûte).
  • Mièges : En 1550, Gilbert Cousin, secrétaire d’Érasme, décrit avec admiration l’église-mère d’une vaste paroisse regroupant plus de 30 villages. La famille de Chalon a richement doté le Val de Mièges (Nozeroy, Censeau et Mièges), mariant l’art gothique flamboyant et les prémices de la Renaissance. Citée pour la première fois vers 800 dans les possessions de l’abbaye de Saint- Maurice d’Agaune (Valais, Suisse), Mièges passe ensuite sous la domination de l’abbaye de Saint-Claude avant de devenir prieuré de Cluny et enfin d’être uni à la collégiale de Nozeroy en 1432.
  • Dompierre-les-Tilleuls : Offert par le seigneur de Joux à l’abbaye de Baume-les-Messieurs, le prieuré rural Saint-Etienne de Pontarlier dessert l’église de Dompierre-les-Tilleuls. L’église de Dompierre a été reconstruite aux XVe et XVIIe siècles, à l’exception du portail roman. Le mobilier est représentatif du travail régional du bois au XVIIIe siècle.
  • Morteau : Il y a 1000 ans, des moines de Cluny s’installent dans le val de Morteau. Des communautés villageoises se développent.
    Partant de Notre-Dame de l’Assomption, le marcheur comprend pourquoi ce val a été choisi pour implanter le prieuré : le belvédère de la « Roche Jeannin » domine la plaine alluviale du Doubs, terre féconde. Dans la forêt du Bois Robert, une aire de pique-nique permet de faire une pause, puis on remonte au sommet du Mont-Vouillot, à 1 158 m. Le point de vue sur une nature encore très boisée donne une lecture d’un paysage transformé par l’activité humaine.
    La promenade revient vers le coeur de ville où subsistent des monuments de la Renaissance au XXe siècle : église, hôtel de Ville, façades de la place de la Halle, maisons art déco de la rue de la Gare, Château Pertusier (musée de l’horlogerie), avant de reprendre la rue de la Glapiney, premier site de l’église du Moyen Âge.
  • Romainmôtier : Fondée vers 450 par les « Pères du Jura », Romain et Lupicin, Romainmôtier est entrée dans l’Ordre de Cluny en 928. D’importants travaux, du XIIe au XVIe siècle, lui donnent sa physionomie. Le cloître a été détruit au XVIe siècle. L’église du XIe siècle ornée de peintures murales des XIIIe et XIVe siècles a été entièrement restaurée.
    Probable équivalent de l’église abbatiale de Cluny II édifiée par Mayeul, Romainmôtier est établie sur un repli de la vallée du Nozon du côté suisse du massif du Jura, entre Pontarlier et Lausanne.