Charles Fauque

Les jurassiens célèbres
Affiche de spectacle

Né le 10 juillet 1860 à Cavaillon

Magicien

Charles Fauque est une figure marquante de l’histoire de la prestidigitation. Issu d’un milieu modeste, il est reconnu à sa naissance par Charles Fauque, qui épouse sa mère en 1864. Bien que sa formation se limite à l’instruction primaire, il se lance dans une carrière éclectique et fascinante.

Installé d’abord comme cafetier à L’Isle-sur-Sorgues, Charles Fauque se reconvertit en cordonnier à Cavaillon avant de se tourner vers la prestidigitation. Il s’installe à Paris où il débute comme magicien principal au Théâtre Robert-Houdin sous le nom d’artiste « Harmington ». Il y reste cinq ans, marquant le début d’une carrière exceptionnelle dans le monde de l’illusionnisme.

Charles Fauque, alias Harmington, est présenté comme un disciple convaincu de Franz-Anton Mesmer, le médecin allemand qui développa le magnétisme animal. Cette influence se reflète dans ses performances, où il intègre des éléments de chimie et d’électricité pour créer des illusions étonnantes et divertissantes. Il se distingue en déclarant toujours à l’avance que ses expériences sont simulées, avec sa phrase emblématique : « Vous constaterez que rien n’est préparé ; tout est truqué, voilà tout. »
Georges Méliès, pionnier du cinéma et des effets spéciaux, joue également un rôle important dans sa carrière. Méliès le recrute au Théâtre Robert-Houdin en 1889 et l’incite à le rejoindre comme vice-président du syndicat des illusionnistes de France en 1893.

Harmington est reconnu pour ses contributions significatives à la prestidigitation. Il reçoit de nombreuses récompenses de différentes académies, instituts et sociétés françaises. Il est également honoré à l’étranger, notamment en Italie, où il est fait grand dignitaire officiel de Sodalizio Marcherita d’Italie en 1884 et reçoit la médaille d’or à l’exposition de Giambattista Vico à Naples en 1886 pour ses nouvelles créations de prestidigitations.

Charles Fauque repose aujourd’hui dans le cimetière de Port-Lesney, laissant derrière lui un héritage riche en innovations et en performances magiques qui continuent d’inspirer. Ses archives, incluant des photos et des affiches de ses représentations, sont conservées aux Archives du Jura, témoignant de son impact durable sur l’art de la magie.