Né le 10 mai 1760 à Lons-le-Saunier
Militaire
Claude-Joseph Rouget, communément appelé Rouget de Lisle, est officier du génie et compositeur. Il est l’auteur de La Marseillaise, à l’origine Chant de Guerre pour l’Armée du Rhin, devenu l’hymne national français en 1879.
Passant une partie de son enfance à Montaigu, il se passionne pour la musique, joue du violon et compose. Son père, souhaitant qu’il devienne officier du génie, l’envoie suivre à Paris une formation militaire. Afin de pouvoir entrer à l’École royale du génie de Mézières, l’état nobiliaire étant exigé, il réussit à faire rajouter au nom de son fils la désinence « de Lisle », d’après le nom d’une terre familiale. Admis dans cette école en 1782, il en sort en 1784 avec un grade d’officier.
Nommé capitaine de 5ème classe au génie dans l’Armée du Rhin, il est affecté en avril 1791 à Strasbourg, siège du quartier général de cette armée commandée par le maréchal Luckner, où il rencontre Frédéric Dietrich, maire de la ville et le musicien Ignace Pleyel. Claude-Joseph est déjà un compositeur réputé.
Le 20 avril 1792, l’Assemblée nationale législative vote la déclaration de guerre de la France au Roi de Bohême et de Hongrie. Au cours d’une réception organisée le 24 avril 1792 en l’honneur des officiers de la garnison par Dietrich, celui-ci demande au capitaine d’écrire un véritable chant de guerre.
De retour chez lui, Rouget de Lisle écrit les paroles et compose la musique d’un Chant de Guerre pour l’Armée du Rhin, dédié à Lukner. Dès l’aube, il se rend chez Dietrich, qui, impressionné, convoque le soir même les officiers présents la veille et entonne le chant. Tous se déclarent ravis.
Ce chant se répand alors dans toute la France. En juillet, la patrie menacée d’invasion, l’Assemblée fait appel aux volontaires pour soutenir les troupes de ligne. A Marseille, les bataillons de volontaires des Bouches-du-Rhône, en partance pour la capitale, l’adoptent. Le chant devient la Marche des Marseillais puis est appelé La Marseillaise par les parisiens.
Par la suite, devenu suspect aux yeux de la Convention, il est définitivement suspendu de son grade en août 1793, puis arrêté et incarcéré. Cela lui inspire son Hymne dithyrambique sur la conspiration de Robespierre et la Révolution du 9 thermidor célébrant la chute de Robespierre. Sa mort lui rend la liberté.
Réintégré en mars 1795, Il participe à la défense de la Convention aux côtés du général Bonaparte. Il démissionne définitivement en mars 1796 pour retrouver poésie et musique. En 1798, son Chant des Vengeances est joué à l’Opéra de Paris et sa pièce Jacquot ou l’Ecole des Mères à l’Opéra-Comique. En septembre 1811, il retourne vivre à Montaigu et continue à composer. Après la vente du domaine familial, il se retire à Paris en 1818 où il continue son activité littéraire. Malade, il est recueilli en 1826 par un de ses camarades d’armée, le général Blein, à Choisy-le-Roi. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Il décède dans cette ville le 26 juin 1836 où il est inhumé. Au printemps 1915, Raymond Poincaré, Président de la République, décide la translation de son corps au Panthéon. Ses cendres seront déposées aux Invalides le 14 juillet 1915.
Un musée Rouget-de-Lisle est visible à Lons-le-Saunier
Un collège et une rue portent également son nom


