Portrait de Concubine

Tableaux

Musée des beaux-arts de Dole

Attribué à Jean-Denis Attiret
Dole, 1702 – Pékin, 1768
Portrait de Concubine, milieu du XVIIIe siècle

Huile sur papier, Aaquis en 2001 avec la participation du F.R.A.M. (inv. 2001.5.1)

Membre d’une importante dynastie d’artistes dolois, Jean-Denis Attiret fit son apprentissage dans l’atelier de son père Jean-Claude Attiret, menuisier et peintre. Il quitta Dole à l’âge de 33 ans pour Avignon où il effectua son noviciat dans la Compagnie de Jésus tout en participant à des travaux décoratifs. Il fut envoyé en Chine à la cour de la Qianlong (1736-1797). L’artiste dut y assimiler les préceptes de l’art chinois pour répondre aux commandes impériales.

Le Portrait de concubine s’intègre dans le répertoire des portraits peints par Attiret à la demande de Qianlong, ensemble qui est estimé par ses contemporains à 200 portraits. La jeune femme est coiffée d’une toque en loutre, parée de boucles d’oreilles en perles de Mandchourie et vêtue d’une « robe au dragon », symbole de la puissance impériale. Cette œuvre démontre un art maîtrisé du dessin et une connaissance de la symbolique du costume chinois, et est ainsi un beau témoignage de la manière chinoise de l’artiste. Inconnue avant son entrée dans les collections doloises, cette peinture ne cesse de susciter l’intérêt du public et des chercheurs, comme en témoignent le film de Charles de Meaux, Le Portrait interdit, sorti en 2017, ainsi que les récentes publications sur Jean-Denis Attiret.

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